Reprise d’études à l’ISIC : n’hésitez plus !

Thomas de retour à l’Université – janvier 2019

Comme bon nombre d’étudiants chaque année, Thomas Compain, 25 ans, a décidé de reprendre ses études à l’ISIC, après une “pause” de 3 ans. Pourquoi avoir fait le choix de mettre ses études entre parenthèses ? Quelles ont été ses motivations pour revenir à l’Université et les difficultés qu’il a rencontrées depuis ?

Interview avec le principal intéressé pour avoir son ressenti

Avant d’être étudiant en Master 1 Consulting et Expertise en Communication à l’ISIC, quel a été ton parcours scolaire ?

J’ai fait un BAC Littéraire et, après ça, je suis partie en licence de communication à l’ISIC. Après avoir eu ma licence, j’ai décidé de faire une pause.

Pour quelles raisons tu as décidé de mettre tes études entre parenthèses ?

Initialement, je voulais monter des projets qui me permettraient d’intégrer le monde de l’art et du spectacle, mais ça faisait très peur à ma mère qui m’a fait promettre d’avoir un diplôme pour me lancer. Dès que j’ai eu ma licence, j’ai donc vu l’opportunité de consacrer tout mon temps à la réalisation de mes projets. Et puis, à ce moment-là, ça m’intéressait bien plus que de continuer les études.

Tu peux nous en dire plus sur les projets que tu as menés ?

On a monté un label associatif avec des amis, Label Epok, qui avait pour but de mutualiser les compétences de plusieurs artistes et de pouvoir réaliser des événements, produire des contenus visuels, des albums, des choses comme ça.

Quand as-tu décidé qu’il était temps pour toi de retourner sur les bancs de l’Université ?

Après l’échec de mon projet, j’ai tourné en rond quelque temps car je ne savais plus vers quoi me diriger. Lors des dernières périodes d’inscription, j’ai décidé de tenter deux concours pour entrer en école de journalisme. Mais comme j’étais très attiré par le parcours Consulting et Expertise en Communication, j’ai également candidaté.

Qu’est-ce qui t’a motivé à reprendre tes études, et pourquoi avoir choisi l’ISIC ?

Ce qui m’a motivé, c’est avoir la sécurité d’une formation aboutie, ce qui est quand même un peu plus réconfortant sur le marché du travail puisque ça donne plus de crédit et ça ouvre plus de portes. Je voulais aussi approfondir mes connaissances pratiques grâce à une formation reconnue telle que l’ISIC. Mais au-delà de ça, j’avais quand même l’objectif de reprendre mes études si mon premier projet ne fonctionnait pas.

Pourquoi ton projet n’a-t-il pas marché ?

Il me manquait des bases que j’ai apprises en cours par la suite, notamment en cours d’entrepreneuriat. Initialement, je voulais me relancer directement dans des projets, mais je me suis dit qu’il serait plus judicieux de retourner à l’Université pour acquérir une certaine maîtrise.

As-tu rencontré des difficultés depuis ta reprise d’études ?

Oui, quand même quelques-unes (rire). On m’avait beaucoup parlé de la difficulté de se remettre dans le rythme, mais ce n’est pas la seule difficulté que j’ai ressentie. Pour moi, ça a surtout été de se remettre dans « l’optique scolaire », parce que j’avais totalement oublié cette logique-là. Comme je travaillais en plus de mes projets, j’étais complètement déconnecté du format scolaire qui est quand même spécifique. Ça a été assez compliqué au début, ça l’est encore un peu, mais je ne perds pas espoir (rire).

Que comptes-tu faire après l’obtention du Master ? Et quel est ton objectif professionnel à long terme ?

Très bonne question ! Sur un court terme, je ne sais pas si je repartirai faire de la musique ou des voyages, ou si j’essaierai d’entrer directement sur le marché du travail de la communication à Bordeaux ou à Paris. Et sur un moyen-long terme, je sais que je veux me relancer dans une aventure : soit relancer une version bêta du projet que j’avais lancé dans un premier temps, car l’idée était bonne mais il me manquait une approche plus professionnelle, soit adhérer à un projet naissant qui me correspond.

En tout cas, j’aime suivre mes idées et je pense que seuls mes projets professionnels me permettront d’être épanoui à long terme.

Que conseillerais-tu aux personnes qui, comme toi, souhaitent se relancer dans les études ?

C’est plus facile de savoir où l’on veut aller après une ou plusieurs années de césure, une fois que l’on a affiné ses objectifs. On reprend les études parce que l’on en a envie, et pas seulement pour s’assurer d’avoir un diplôme. Du coup, je pense qu’il faut vraiment ne pas avoir peur. Ce qui peut être compliqué, c’est de revenir à l’état financier d’étudiant… A part ça, il s’agit juste de se remettre dans le bain. On se voit mieux évoluer grâce à l’apport à la fois pratique et théorique que nous offre cette formation, surtout lorsque l’on a été confronté aux échecs au niveau professionnel. Moi, je le conseille à tout le monde, parce que ça rassure et que c’est possible de le faire… Donc, si on le peut et qu’on le veut vraiment, pourquoi s’en priver ?

 

Chaque année, c’est une à trois personnes en reprise d’études qui intègrent le Master Communication des Organisations à l’ISIC.

Si chaque parcours est unique, celui de Thomas nous prouve que reprendre ses études après une pause de plusieurs années ne peut qu’être bénéfique pour la suite.

Cyndie Cazeaux-Corp, étudiante en Master 1 Stratégie et politique de Communication